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Publié le 26 septembre 2006 par Webmestre
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Lucie Aubrac est passée par Charolles.

Article mis en ligne le 19 mars 2007 par Webmestre  

HOMMAGE

Fernand Laurent, professeur d’histoire-géographie au Collège Guillaume des Autels, aujourd’hui retraité, évoque le souvenir de Lucie Aubrac.

’Elle avait rencontré les 16 et 17 février 1995 les collégiens et lycéens Charollais. A 83 ans, jamais assise, elle avait captivé ses auditoires, jeunes et adultes, sur les deux jours et à la conférence du jeudi soir, au Tivoli, en plus. Malgré un début de cécité, elle avait gardé un optimisme communicatif.

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Elle avait même donné une vraie leçon de jeunesse à tous ceux qui l’avaient alors rencontrée. Elle nous avait même révélé un secret qui n’allait tenir que 15 jours, le début du tournage du film de Claude Berri, ’Lucie Aubrac’ dont elle refusait alors le titre... Une grande dame qui avait retrouvé avec beaucoup de bonheur et en toute simplicité, une ancienne camarade d’école et résistante, elle aussi, Mme Fauré. Toutes et tous, élèves et adultes, nous nous souvenons encore et avec émotion, de ces moments forts’.

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Christophe Sirugue (président du Conseil général de Saône-et-Loire)

« Je souhaite honorer la mémoire de Lucie Aubrac, femme de convictions et de courage, qui a su nous démontrer que la résistance pouvait être le combat de toute une vie. Elle restera le symbole de ces Français qui ont su rester debout à l’heure où notre pays vacillait. La détermination de son combat, la force de son témoignage porté inlassablement dans tout le pays, restera, j’en suis sûr, gravé dans nos esprits et inspirera encore bien des générations.

Ce département qu’elle aimait tant, s’associe pleinement à l’hommage national qui lui est rendu et salue le souvenir de cette femme d’action au destin hors du commun. » Denis Martin (Fédération du Parti communiste français) « Cette résistante permanente a fait de sa vie une lutte sans merci et combattu le fascisme et le colonialisme, ainsi que toutes les injustices. (.) Lucie est restée à l’avant-garde du combat actuel aux côtés des sans-papiers, contre la dilapidation des acquis du programme du Conseil National de la Résistance. Lucie a toujours mis son intelligence, son courage, sa modestie, au service des grands combats pour la liberté et pour les valeurs de la gauche. Lucie forçait et forcera encore pour longtemps l’admiration de générations de militants.

Les communistes veulent témoigner ici, leur amitié et leur solidarité à Raymond, à leurs enfants et toute sa famille dans cette douloureuse épreuve. »

Philippe Baumel (vice-président du Conseil régional) « A l’image de centaines de milliers de Français, Lucie Aubrac a fait partie de cette « légion des témoins » dont Malraux un soir d’hiver 1964, devant le cercueil du Carnot de la Résistance, Jean Moulin, nous contait l’épopée. Lucie Aubrac, c’est en 1940, le courage de prendre d’abord la plume contre l’Occupant et contre le régime fantoche de Vichy. Lucie Aubrac, c’est aussi le courage, chacun le sait, de prendre le fusil contre le fascisme et la barbarie nazie. Pendant quatre ans, elle risque sa vie et fait vivre l’espoir de voir la République triompher de l’ordre brun et de ses supplétifs vichystes.

Après la guerre, Lucie Aubrac n’a jamais cessé de résister. L’idéal qu’elle portait s’était un temps incarné par les splendides héros des Glières ou du Vercors, par ces milliers de maquisards et ces innombrables réseaux de renseignement, de passeurs, ces milliers de patriotes qui n’avaient pas oublié que, pour les mêmes idéaux, leurs aïeux avaient chaussé leurs sabots emplis de pailles et s’en étaient allés défendre la République alors qu’elle risquait de s’effondrer sous les coups conjugués de ses ennemis de l’intérieur et de l’extérieur. Lucie Aubrac nous lègue le bien le plus précieux qui soit pour les Républicains, les femmes et les hommes de progrès : l’espoir.

L’héritage de Lucie Aubrac est grand. Sachons en être dignes ! »

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Lucie Aubrac, l’une des dernières grandes figures de la Résistance, est décédée hier soir à l’Hôpital suisse de Paris, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), à l’âge de 94 ans, a indiqué son mari, Raymond Aubrac.

Lucie Bertrand, qui avait pris sous l’Occupation le nom de guerre de son mari Raymond Aubrac, l’avait fait évader de façon spectaculaire à Lyon, quatre mois après son arrestation à Caluire (Rhône), en compagnie de Jean Moulin, chef du Conseil national de la Résistance (CNR), le 21 juin 1943.

Née le 29 juin 1912 dans une famille de vignerons bourguignons, professeur agrégée d’histoire et de géographie, Lucie Aubrac avait participé à la création d’un des premiers réseaux de résistance, Libération-sud. Grand officier de la Légion d’honneur, Lucie Aubrac était l’auteur de « Ils partiront dans l’ivresse » (1984) et de « Cette exigeante liberté » (1997).

Deux films ont raconté son histoire : « Boulevard des hirondelles » (1993) et « Lucie Aubrac » (1997).

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